Actualité

Colloque “Activité Physique : un acte de soin”.

16 Nov 2010

Ce colloque qui s’est déroulé à la Maison de la Chimie de Paris le 5 novembre 2010 avait également comme autre thème :  La promotion de l’activité physique à travers l’éducation thérapeutique.
Présentation de la plateforme d’exploration métabolique LIPOXMAX®.
Présentation des centres de proximité. Voir la doc…

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Obésité

Coût de l’obésité :

la facture s’alourdie

L’obésité coûte chaque année cent milliards de dollars aux Etats-Unis, une somme qui permettrait largement de payer les soins des millions d’Américains qui n’ont pas d’assurance santé, selon l’Association américaine d’étude de l’obésité (NAASO). Aux Etats-Unis, le coût médical direct de l’obésité (traitements, visites médicales, opérations..) était déjà, il y a dix ans, de 51 milliards de dollars par an. En France, le coût annuel direct de l’obésité, correspondant à la prise en charge de l’obésité et des maladies qui lui sont liées (hypertension, diabète…) est estimé à 640 000 000 euros, selon une étude menée auprès d’un échantillon représentatif de la population adulte.

En fin d’année 2008, une mission parlementaire d’information sur la prévention de l’obésité à présenté 80 propositions pour répondre à un mal galopant qui touche un Français sur six, de plus en plus d’enfants, de personnes âgées et pourrait représenter 15% du budget de la Sécu dans 10 ans.

En France, l’étude la plus récente, menée par l’Institut de recherche et de documentation en économie médicale est une Evaluation du coût associé à l’obésité en France parue dans la revue La presse médicale en 2006. Cette enquête révèle que la consommation moyenne de soins et de bien médicaux d’un individu obèse s’élève à environ 2 500 € pour l’année 2002, soit deux fois plus que celle d’un individu de poids normal (1 263 €).

L’étude indique que « d’un point de vue de l’Assurance maladie, c’est-à-dire en tenant compte des montants remboursés, le surcoût d’un individu obèse, par rapport à un individu de poids normal, toutes choses égales par ailleurs, est estimé à 407 € en moyenne et 631 € en moyenne en considérant en plus le montant des indemnités journalières ».

Sur la base de ces résultats, une extrapolation nationale du coût de l’obésité réalisée à travers cette étude, montre que les dépenses de santé liées à l’obésité atteignent 2,6 milliards d’euros

Les données relatives à l’étude du coût de la maladie incluent en premier lieu le chiffrage du traitement de l’obésité en soi et celui du diagnostic et du traitement des maladies dont le lien avec l’obésité est avéré. En effet, les individus obèses ont sensiblement plus de risques de développer une ou plusieurs maladies non transmissibles comme le diabète de type II, les maladies cardiovasculaires ou encore des problèmes respiratoires, rhumatologiques, hormonaux et veineux.

A ces coûts directs s’ajoutent également ceux qualifiés d’ « indirects ». Ils représentent le montant perdu par les autres bénéficiaires du système de santé et les pertes de production dues à l’absentéisme et aux décès prématurés. Un déficit économique qui représente également un coût humain considérable, chiffré en ces termes par l’office national d’audit britannique : 18 millions de jours de maladies par an, 30 000 décès par an, aboutissant à 40 000 années de vie professionnelle perdues et une durée de vie raccourcie de neuf ans en moyenne. L’OMS estime qu’un million de décès en Europe sont imputables chaque année à l’obésité.

Chiffrer pour mieux prévenir

Au delà du coût pour la société, l’obésité contraint les individus concernés à engager des dépenses personnelles (régimes, cures, équipements spécifiques) dites « invisibles » car très difficiles à mesurer. L’incidence sur la qualité de vie en général est également complexe à chiffrer. On estime qu’il représente entre 2 et 7% du total des dépenses mondiales de santé et près d’1% du PIB européen.

En conclusion, les coûts économiques du surpoids et de l’obésité sont des critères importants pour les responsables de l’élaboration des politiques. L’approche économique (études coût-efficacité, coût-bénéfice…) constitue également un outil essentiel pour le choix des modalités thérapeutiques et de prévention dans la prise en charge de l’obésité.

Un élément important pour le développement du lipoxmax® qui est un outil essentiel pour la prévention mais aussi la reprise d’une activité physique.

Un enfant sur cinq est en surcharge pondérale : Chez les enfants, l’évolution de l’obésité est plus alarmante encore. En 1965, seuls 3% des moins de 15 ans étaient en excès pondéral. Cette proportion a doublé tous les 15 ans pour atteindre 6% en 1980, 16% en 2000, 20% aujourd’hui, dont 3% d’obèses.

Des prévisions alarmantes : L’obésité pourrait toucher un français sur trois en 2020 si les comportements ne changent pas. Elle pourrait aussi représenter 13 à 14 % des dépenses de la Sécurité Sociale, selon les auteurs du rapport de la mission parlementaire d’information sur la prévention de l’obésité.